« Ça va, ne t’inquiète pas. »
Ce que votre père vous répond, chaque dimanche.
Un infirmier se rend chez lui, à Dakar. Il prend sa tension, vérifie ses traitements, regarde comment il vit. Et vous, en France, vous recevez un compte rendu écrit après chaque visite.
Ils nous protègent, même à cinq mille kilomètres, même quand ce sont eux qui auraient besoin d’être protégés. Alors on appelle, on entend que tout va bien, et on raccroche sans rien savoir.
On envoie de l’argent, parce que c’est ce qu’on peut faire. Mais l’argent ne prend pas une tension. Il ne remarque pas qu’un père a maigri. Il ne s’assoit pas à côté de lui pour écouter ce qu’il ne dira jamais à ses enfants.
Je m’appelle Ousmane Faty. Je suis sénégalais, infirmier diplômé d’État, installé en France. J’ai passé sept ans à l’hôpital, aux urgences et au SMUR — c’est là qu’on apprend à repérer ce qui ne va pas avant que ça devienne grave. J’exerce aujourd’hui en libéral, à domicile.
Un jour, un proche m’a appelé : sa mère venait d’être hospitalisée au Sénégal. Essoufflée depuis des semaines, les chevilles gonflées. Début d’insuffisance cardiaque. Personne autour d’elle n’avait fait le lien.
En discutant avec d’autres familles, j’ai compris qu’il n’était pas seul. Le besoin était partout le même, et il n’existait aucune réponse construite. DiasporaCare est né de là.
« Ma place est ici, où est la famille. »Ousmane Faty, infirmier diplômé d’État
Quatre étapes, de votre premier message à la première visite.
Vous m’écrivez sur WhatsApp. Vous me parlez de votre proche : sa situation, ce qui vous inquiète, ce que vous aimeriez savoir. Je vous explique ce que nous pouvons apporter, et nous voyons ensemble si l’accompagnement a du sens dans votre cas. Sans engagement.
C’est le cœur du service. Un infirmier diplômé, que j’ai sélectionné et avec qui je travaille étroitement, se déplace à son domicile au Sénégal, au rythme défini avec vous.
Sur place, il prend le temps. Il relève les constantes — tension, pouls, température, glycémie si nécessaire. Il observe l’état général, l’alimentation, le sommeil, la prise des traitements. Il regarde comment la personne vit chez elle. Et surtout, il échange avec elle : ce qu’elle ressent, ce qu’elle n’ose pas toujours dire à ses enfants.
Chaque visite me remonte. Je rassemble les observations, je suis l’évolution d’une semaine sur l’autre, et je vous transmets un compte rendu écrit et détaillé.
Si un élément mérite l’attention d’un médecin, je vous le signale — et vous disposez d’un document précis à lui présenter. Entre deux visites, vous pouvez me joindre.
Des informations relevées sur place par un professionnel, une évolution que l’on suit dans la durée, et quelqu’un à qui parler ici. Plus « ça va, ne t’inquiète pas ».
Confier la santé d’un parent à quelqu’un qu’on ne connaît pas demande de la confiance. Voici, précisément, comment le service est construit.
Les informations recueillies concernent la santé d’une personne. Elles sont traitées comme telles.
Sans engagement de durée. Vous restez libre, mois par mois.
Les soins techniques éventuels, sur prescription médicale, sont réalisés et facturés directement par l’infirmier au Sénégal, selon les règles en vigueur dans son pays. Ils ne transitent pas par DiasporaCare.
Beaucoup de familles partagent l’abonnement entre frères et sœurs. À trois, le suivi hebdomadaire revient à 43 € par personne.
Un infirmier diplômé, exerçant légalement au Sénégal, que j’ai sélectionné et rencontré personnellement. Il travaille avec moi de façon régulière, suit les mêmes procédures et signe un engagement de confidentialité. Vous saurez qui il est avant la première visite.
Pas pour le moment. Nous couvrons Dakar et sa banlieue jusqu’à Rufisque. Écrivez-nous quand même : nous notons votre demande, et nous vous prévenons si nous étendons la zone. Nous préférons vous dire non plutôt que d’accepter une demande que nous ne saurions pas honorer.
Oui. Il n’y a aucune durée minimale. Pour arrêter, il suffit de nous prévenir avant la fin du mois en cours, le temps d’organiser la dernière visite avec l’infirmier sur place.
Non, et ce n’est pas notre rôle. Nous observons, nous documentons, et nous vous alertons quand un élément mérite un avis médical. Le compte rendu que nous produisons peut être remis au médecin : il lui apporte des mesures répétées à domicile qu’aucune consultation ponctuelle ne permet d’obtenir.
Parce qu’un espace en ligne qui héberge des données de santé impose un hébergeur certifié — une obligation réglementaire, pas une option technique. Nous préférons ne pas mettre en place une solution que nous ne pourrions pas tenir correctement. Aujourd’hui, les comptes rendus vous sont transmis en document protégé. L’espace en ligne viendra quand l’activité le justifiera, et il sera fait dans les règles.
Rien ne se fait sans lui. Il est informé, son accord est recueilli par écrit, et l’infirmier lui explique de vive voix, dans sa langue si nécessaire. Beaucoup de personnes âgées apprécient ces visites : c’est souvent le seul moment où elles parlent vraiment de ce qu’elles traversent.
Quelques jours. Après notre premier échange, nous convenons d’une date avec votre proche, recueillons les accords nécessaires, et la première visite peut avoir lieu dans la semaine.
Écrivez-moi. Dites-moi qui il est, ce qui vous inquiète. Je vous réponds personnellement — que vous souhaitiez démarrer ou simplement comprendre ce que nous faisons.